DEFINITION :

Une endoprothèse artérielle est une prothèse en forme de tube, constituée d’une partie métallique cylindrique, ou stent, recouverte d'un tissu étanche,que l'on introduit dans la lumière d' une artère par voie endovasculaire afin de traiter un anévrisme 

La pose d’une endoprothèse aortique est une procédure radio-chirurgicale peu invasive qui consiste à placer une endoprothèse couverte (tube synthétique renforcé par un treillis métallique) à l’intérieur du vaisseau malade (anévrysmal) sans ouvrir les tissus environnants.

Cette endoprothèse est introduite par une artère fémorale, grâce à une petite incision au pli de l’aine et déployée dans l’aorte pour exclure cet anévrysme.

Cette opération nécessite habituellement deux heures. Le séjour en milieu hospitalier est réduit à environ trois à quatre jours et le passage en soins intensifs n est pas toujours nécessaire.

Chaque traitement présente des risques et des avantages. La mise en place d’une endoprothèse est indiquée en cas de risque chirurgical élevé.

Quelle que soit la méthode thérapeutique utilisée, le principe est d’exclure l’anévrysme de la pression sanguine aortique et ainsi d’éviter l’extension et la rupture de cet anévrysme.

D autre part, cette endoprothèse permet d éviter les risques de migration de caillots qui se sont développés dans l’anévrysme.

 

Le déroulement de l’ intervention


PRINCIPES

Les endoprothèses vasculaires sont formées d'un tube en tissu synthétique (Dacron ou Gore Tex), armé d'un treillis métallique (Stents).

Une endoprothese atteint souvent des calibres importants(20 à 30 mm de diamètre et une 15 de cm de long environ).

Afin de pouvoir l'introduire à l'intérieur des artères ,elle est repliée dans un tube de largage (cathéter porteur),qui est glissé jusqu'au niveau de l'anevrisme.

Les stents qui composent son armature sont autoexpansibles une fois l' endoprothese déployée,assurant ainsi l'accrochage à la paroi et le maintien d'un calibre artériel optimal,et empêchant le sang de continuer à circuler dans la cavité de l’anévrisme

 

LES 4 ETAPES DE LA POSE D'UNE ENDOPROTHESE

1) Un abord de l’artère fémorale  est pratiqué soit par voie percutanée (Prostar*), soit après la réalisation d’une artériotomie (ouverture de l’artère fémorale commune au pli de l’aine). Ceci est pratiqué sous anesthésie générale ou loco régionale.

 


Abord de l'artère fémorale

 

2 ) Par cet abord fémoral, un guide est mis en place au sein de cet anévrysme, ce guide métallique permet de faire glisser l’endoprothèse montée sur un cathéter porteur.

 



Montée du guide et de l'endoprothese

 

3 ) Sous contrôle radioscopique (écran télévisé), l endoprothèse est positionnée à cheval sur l anévrysme, permettant ainsi son exclusion.

 Déploiement de l'endoprothese dans l'aorte et les artères iliaques

 

 4 ) Le plus souvent, une dilatation avec un ballonnet  est réalisée à l intérieur de cette endoprothèse pour mieux la fixer à l’intérieur de l’aorte et éviter des fuites.

Un contrôle angiographique confirmant le positionnement correct de la prothèse et l’absence de fuite est réalisé ensuite.

L’ensemble du matériel est alors retiré et le point de ponction est comprimé ou l’artériotomie refermée.



Y a-t-il des risques liés à cette méthode ?

Toute intervention sur le corps humain, même conduite dans des conditions de compétence et de sécurité maximales, comporte un risque de complication.

Les risques sont :

• ceux de l’anesthésie générale.
• Les complications liées à l’injection de produit de contraste sont rares et sont le plus souvent représentées par des éruptions cutanées. De manière plus exceptionnelle, des problèmes plus graves, en particulier circulatoires peuvent aller jusqu'à l’arrêt cardiaque, mais toutes les précautions sont prises pour prévenir ce type de complication. Les patients présentant un diabète, une maladie rénale, de l’asthme ou une histoire antérieure d’allergie à un produit de contraste posent plus souvent ces problèmes.
• Les risques de toute artériographie : complications au point de ponction : il peut s’agir d’une ecchymose ou d’un hématome qui disparaissent normalement en quelques jours ou quelques semaines. Des lymphorrhées (écoulement incolore) peuvent être observées après les artériotomies.
• les autres risques que l’on peut rencontrer sont ceux de tout cathétérisme vasculaire : une dissection de l’artère (dédoublement de la paroi) peut être observée, celle-ci sera le plus souvent traitée dans le même temps par l’implantation d’une endoprothèse, des occlusions artérielles ou des migrations emboliques à distance qui seront traitées dans le même temps par un traitement médical, endovasculaire ou chirurgical approprié.
• Au niveau de l’anévrysme, la mise en place de l’endoprothèse peut être à l’origine de complications :

-migrations emboliques au cours de l’implantation, impossibilité de mise en place de l’endoprothèse le plus souvent liée à une anatomie peu favorable à l’implantation de ce type de matériel. Des fuites entre la prothèse et la lumière de l’aorte, des déplacements ou des défauts d’ouverture de l’endoprothèse peuvent aussi être observés. Ces complications nécessitent parfois l’implantation d’une deuxième endoprothèse. Enfin, de rares cas de reprise chirurgicale ont été rapportés au cours de ces procédures.

 

Voir une Vidéo animation de mise en place Endoprothese

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Dr. Alain Azencott
23 Rue Hoche
06400 Cannes (France)
Tél. : (00 33) 04 93 99 77 77
Fax : (00 33) 04 93 68 37 37

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